samedi 21 mai 2016

Un enfant de 4 ans immergé dans un bassin, sa mère internée

Drame social sur fond de détresse humaine et de troubles psychiatriques…
Hier, vers 6 heures du matin, une femme, sans domicile fixe, est aperçue par un chauffeur de bus Tisséo, en bien mauvaise posture, sous la mini-cascade de la place d'Arménie, allées Jean-Jaurès, à Toulouse. Dans cette eau claire avoisinant seulement les 12 degrés, son fils de 4 ans a le corps en partie immergé, laissant penser qu'il est en train de se noyer.
Choqué par la scène qu'il vient de voir, le conducteur de bus alerte directement son PC et une voiture de police se rend sur les lieux. La mère de 37 ans et son enfant sont extraits de la fontaine. Trempé et frigorifié, le garçonnet est pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital des enfants.
Sa mère qui bénéficie d'un hébergement d'urgence dans un hôtel du centre-ville est placée en garde à vue au commissariat central pour «violences volontaires aggravées».
Que s'est-il réellement passé sous cette petite cascade, hier, à l'aube, en plein centre-ville ? Dans ce bassin de moins de 50 cm de profondeur, un drame a peut-être été évité. Entre le récit troublé par l'émotion, livré par un chauffeur de bus choqué, et les déclarations irrationnelles de la mère, les enquêteurs de la brigade de protection des familles ont tenté de dresser une chronologie cohérente des faits.
Un exercice d'autant plus compliqué que les images de la vidéosurveillance livrent elles aussi un scénario venant parfois contredire les déclarations des protagonistes. Toujours est-il que la thèse d'une tentative de noyade de l'enfant n'a pas été retenue par le parquet.
Au cours de sa garde à vue, la mère de famille a subi des expertises psychiatriques, à la demande du parquet. Car ses déclarations sont irrationnelles et incohérentes. Elle aurait indiqué être tombée dans l'eau ou avoir voulu laver son fils au petit matin.
Hier, en fin de journée, cette femme, à qui la garde de son enfant lui avait été retirée un moment avant qu'un juge marseillais la lui confie, a été déclarée «irresponsable pénalement».
Elle a été placée dans une unité psychiatrique, sans poursuite judiciaire.
Son enfant, hors de danger et qui ne présentait hier aucune séquelle, devait être placé dans un foyer.
http://www.ladepeche.fr/communes/toulouse,31555.html

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