mercredi 4 mai 2016

Un randonneur retrouve un motard mort dans le fossé

Un homme de 53 ans a été retrouvé mort, hier matin, aux alentours de 7 heures 30, dans un fossé, le long de D61, une route départementale de Lomagne peu fréquentée. À ses côtés : sa moto, une Yamaha 125 Virago, beige et noire. C'est un randonneur qui a fait la macabre découverte à deux kilomètres environ de Sérignac et qui a donné aussitôt l'alerte. Selon les premières constatations, le motard, domicilié à Fajolles, se dirigeait vers Sérignac. Jean-Jacques Soupa se serait tué accidentellement au guidon de sa moto et son corps aurait été projeté dans la végétation du bord de la route, ce qui expliquerait qu'on ne l'ait aperçu que plusieurs heures après son décès.
Même si tous les éléments semblent indiquer pour le moment qu'il s'agit d'un accident dû à une perte de contrôle dans un virage, un examen de corps a été ordonné par le parquet de Montauban. Pratiquées à l'institut médico-légal de Toulouse, ces investigations doivent confirmer la cause accidentelle du décès, ainsi que l'heure à laquelle il est survenu.

Castelsarrasin sous le choc

L'annonce de la mort de Jean-Jacques Soupa a suscité une vive émotion hier à Castelsarrasin.
Commerçant dans la ville sous-préfecture de Tarn-et-Garonne, gérant de la pizzeria chez Gigi face au concessionnaire Renault, l'homme était également très connu dans la vie sportive. Président du club de karaté, Jean-Jacques Soupa était ceinture noire 1re dan et, s'entraînait assidûment afin de passer prochainement (fin de ce mois de mai), au grade de 2e dan.
Rosine Fung, membre du bureau, jointe par téléphone hier matin, était très affectée en apprenant la terrible nouvelle, ainsi que tous les membres du club. «Jean-Jacques Soupa était très impliqué au sein du club de karaté, très apprécié de tous. Il donnait des cours et encadrait les plus petits (à partir de 5 ans) mais aussi les adultes. Il était membre du club depuis plus de 20 ans. Il était assistant fédéral de la ligue Midi Pyrénées, il était ancien compétiteur de combat et il a été arbitre départemental. C'est un grand monsieur du karaté qui disparaît», nous disent ses proches du club.
Lundi soir, vers 19 heures, Jean-Jacques Soupa devait assurer encore des cours. Certains membres ont été surpris de ne pas le voir et ont essayé de le joindre au téléphone. Mais en vain...

Aucun commentaire:

Publier un commentaire