L’enquête sur les circonstances de l’accident mortel d’ULM de mercredi soir à Lessay se poursuit. Selon les explications de la substitut du procureur du tribunal de Coutances, les deux sexagénaires tués sont effectivement des habitants de Breteville-en-Saire et de Carentan.
La substitut du procureur du tribunal de Coutances, Lydie Warolin, a confirmé en début d’après-midi ce jeudi que les deux hommes victimes du crash à bord de l’ULM étaient « deux personnes expérimentées ». Elle a spécifié que l’aéronef ultra léger motorisé (ULM) était effectivement « en état de voler depuis plusieurs mois et était la propriété de l’un des deux sexagénaires tué dans l’accident ». L’engin était doté d’une double commande de pilotage.
Les auditions de témoins de l’accident, des automobilistes passant sur la route entre Lessay et La Haye-du-Puits, près de laquelle l’ULM s’est écrasé, et des proches de victimes, sont toujours en cours. M. Mahier, responsable ULM à l’aérodrome de Lessay, joint, n’a pas souhaité faire de commentaires sur le sujet. On sait qu’apparemment, hier, les conditions météo étaient normales, que l’engin était équipé d’un moteur à 4 temps et que les deux victimes faisaient effectivement partie du club d’ULM de Lessay, l’un étant bien un habitant de Bretteville-en-Saire, dans le nord Cotentin, et le second vivant à Carentan : « Un jeune retraité impliqué dans la vie de la commune notamment dans le club de modélisme », selon le maire de Carentan Jean-Pierre Lhonneur, qui l’a eu longtemps comme voisin.
Problème moteur ou pas ?
A priori, l’accident pourrait avoir un lien avec un souci de moteur : l’enquête devra le déterminer et le confirmer sachant que sur le site de la fédération française d’ULM il est explicité qu’un accident d’ULM ne peut être dû à une panne moteur. Car « de par sa conception, l’ULM est un aéronef capable de planer. Par conséquent, si le moteur s’arrête, le pilote peut manœuvrer son ULM pour le faire atterrir sur un terrain d’atterrissage improvisé (procédure appelée ''posé en campagne'' selon le langage officiel) »
Et la fédération de préciser sur son site que « la panne moteur n’est nullement une cause d’accident en ULM ». Cet aléa fait partie des incidents pouvant survenir à tout instant du vol. C’est la raison pour laquelle tout pilote, au cours de sa formation, apprend à poser son appareil moteur coupé.
Le site de la fédération précise : « Par mesure de sécurité, un pilote doit conduire son vol de manière à être toujours à proximité d’un terrain permettant un atterrissage d’urgence, ce qui suppose en outre de voler à une hauteur de vol suffisante (300 à 500 m/sol minimum) pour pouvoir conduire cette manœuvre avec le maximum de sécurité. »
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