mardi 4 juin 2013

Un drame familial sur fond d'escroquerie à l'assurance aux assises

 -Un homme et sa femme comparaissent du mercredi 5 au vendredi 7 juin devant la cour d'assises du Val-de-Marne pour l'explosion et l'incendie de leur bar, organisées dans le but probable de toucher l'assurance, mais qui avait provoqué accidentellement la mort de leur fils en 2008.
Placés sous contrôle judiciaire depuis l'automne 2008, ils sont accusés de "destruction d'un bien appartenant à autrui par l'effet d'une substance explosive ou d'un incendie en bande organisée, ayant entraîné la mort d'autrui" ainsi qu'une incapacité de travail pendant plus de huit jours. Ils sont également poursuivis pour "tentative d'escroquerie à l'assurance".
Dans la nuit du 15 mai 2008, une violente explosion suivie d'un incendie avait ravagé le "Café des Sports" situé dans un petit centre commercial au coeur d'une cité réputée sensible d'Orly (Val-de-Marne) et causé des dégâts au centre commercial.
En pénétrant à l'intérieur du commerce totalement détruit, les pompiers avaient trouvé dans les décombres, un corps calciné qui sera plus tard identifié comme celui d'un des fils du couple, âgé de 20 ans.
Sur place, les secours avaient également découvert le frère de la victime, un adolescent de 13 ans très choqué et sa mère partiellement brûlée. Celle-ci sera transportée entre la vie et la mort vers le centre de traitement des grands brûlés de l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine) mais survivra à ses blessures.
Dans un quartier en proie à la délinquance et au deal, l'enquête s'orientait d'abord vers la piste criminelle, après que plusieurs témoignages eurent fait état de menaces sur le gérant du bar.
Très vite cependant, devant les incohérences et les contradictions des uns et des autres, les investigations bifurquaient et les membres de la famille finissaient par reconnaître que la victime, son frère et sa mère s'étaient rendus au café pour y mettre le feu avec de l'essence achetée par le père.
De multiples incidents avec la clientèle mais aussi l'impossibilité de revendre le commerce auraient décidé la famille à passer à l'acte dans le but probable de toucher l'assurance, une hypothèse qui devra cependant être confirmée lors du procès. 
http://www.paris-normandie.fr/taxonomy/term/57/en-direct

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