dimanche 9 juin 2013

Périgueux : Philippe Cornet se serait suicidé par arme à feu

C'est un de ses fils qui aurait fait la macabre découverte vers 10 heures. Philippe Cornet se serait suicidé ce vendredi matin à son domicile de Marsaneix. Un médecin légiste de Bordeaux devait arriver sur place en début d'après-midi. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'élu aurait mis fin à ses jours à l'aide d'une arme à feu. Aucune lettre où il expliquerait son geste n'a été retrouvée sur place. 
Depuis la fin de la matinée, les principaux acteurs politiques du département saluent la mémoire de leur compagnon ou adversaire et que la permanence de l'UMP à Périgueux réunit ses proches.
Ce drame stupéfie tous ceux qui le connaissaient. Volubile, toujours souriant et ouvert, il ne laissait transparaître aucune angoisse ni fragilité.
Agé de 50 ans, marié et père de deux garçons, il était avocat au Barreau de Périgueux depuis 1988. Passionné par la politique dès sa première jeunesse, il était d'abord proche des centristes. Il a été président départemental du Parti républicain dans les années 90, commençant ainsi à s'imposer dans le paysage politique périgourdin.
C'est en 1995 qu'Yves Guéna, alors maire de Périgueux a fait appel à lui pour intégrer son équipe municipale et ce, malgré les réticences d'une partie du parti gaulliste d'alors, le RPR. Il devenait alors adjoint aux animations. Suite à quelques soucis professionnels qui paraissent aujourd'hui bien mineurs au regard de sa disparition tragique, il avait abandonné tout mandat électif avant de revenir sur la scène politique en intégrant l'UMP.
Présent en bonne place sur la liste de Xavier Darcos en 2008, il était devenu après sa défaite le leader de l'opposition municipale, s'engageant totalement dans cette mission.
Candidat UMP aux législatives l'an passé dans la première circonscription, comprenant Périgueux et la Vallée de l'Isle, il avait été honorablement battu au second tour. Et c'est fort de cette expérience et de son rôle de leader de l'opposition municipale qu'il prétendait conduire la liste des prochaines municipales à Périgueux. Une ambition à laquelle il a renoncé de la façon la plus dramatique qui soit.
Le président départemental de l'UMP, Jérôme Peyrat, informé dans la matinée par la préfecture, se dit abasourdi. "Je ne comprends pas ce qui a pu se passer. Il donnait tellement l'impression d'aimer la vie et de vouloir se battre".

http://www.sudouest.fr/unes/faits-divers/

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